Derniers vestiges de la présence arabo-islamique dans l’Andalousie espagnole, les palais de la dynastie Nasrides (1232-1492) perpétuent encore aujourd’hui la réputation mondiale de l’Alhambra, un lieu mythique pour son architecture et ses jardins majestueusement déployés. Dés lors, il n’est pas fortuit de relever que le talent et l’ingéniosité propres aux concepteurs de cet héritage mondial puisent leur symbolique dans le registre du sacré. Dans la civilisation musulmane en effet, le jardin évoque le paradis (Jannah en arabe. Le livre saint de l’Islam, le Coran, fait lui-même référence à cette identification dans ses textes, à cette métaphore qui vise l’harmonie universelle. Il y est dit : Voilà ceux qui seront les plus proches de Dieu, dans les jardins du délice : il y aura une multitude parmi les premiers et un petit nombre parmi les derniers arrivés. (Coran, sourate 56, versets 11 à 14)